Entrecote marinée

L’insomnie me guette depuis 2h du matin donc j’en profite entre deux épisodes de The Mind of A chef de mettre à jour le blog. Clairement, si je devais choisir entre la patisserie et la cuisine, mon choix serait vite fait : la cuisine.

C’est magique la cuisine mais il faut prendre des risques, innovés et tenté le coup… même au risque de se foirer. Ma mère me disait il y a pas longtemps  » mais tu as déjà fait cela ? – non jamais – mais si tu rates ?  » Ma mère est une angoissée du ratage en cuisine. Beaucoup de choses elle m’a dit  » c’est dur  »  » ca rate  » etc… Je pense que cette manque de prise de risque et son frigo toujours plein que de tomates m’a permis de développer cette sensibilité à la découverte et la prise de risque. Si c’est nouveau, différent, étranger… je teste, je goutte. Ca foira peut être mais qui sait ?

Après tout, j’ai commencé à cuisiné à 17 ans à partir d’un manga ( Fruits Baskets ) parce que je souhaitais manger des daifukus, des onigiris… Et que bordel à l’époque, y en avais pas sur Paris comme aujourd’hui. Et que j’avais pas la moindre idée du goût que cela avait… Mais l’héroine avait l’air de se régaler.

La cuisine francaise a toujours été synonyme pour moi de grand mère, traditions et vieux jeu très cher. C’est la faute des chefs. Si je veux manger bien francais je dois casquer mon livret A. Parce que y a des restaurateurs qui vont vous proposer du francais mais la majorité j’aurai du les dénoncer aux services d’hygiène pour le manque de respect qu’ils avaient envers leurs clients ( je pense à celui qui m’a resservie les frites des clients précédents ) ou le manque de respect qu’il avait envers la cuisine de mon pays. Comme je dis souvent, si je peux le faire, je vois pas l’intéret de payer 16 boules pour le manger au restaurant. Mais aujourd’hui, manger francais c’est cela.

Sauf si vous allez dans de bons restaurants plus chers mais qui vous respecte en tant que clients tant dans le menu, que dans le service ou l’amabilité du personnel. Et là, je pense à un restaurant près de chez une amie qui s’appelle Le Bistrot… Une tuerie ce restaurant du terroir. C’est bon, c’est respectueux… En un mot : parfait. Je pense à Nina qui a fermé… bordel que c’était bon ce restaurant à Denfert.

Enfin, retournons à nos moutons.

Comme je le disais, je devais faire un repas pour le 29 pour fêter de nouveau Noel. Et j’avais dans l’idée de cuisiner une entrecote de boeuf. A Grand Frais ils en vendaient. Un morceau énorme de presque 5 cm de largeur pour 10 ou 15 de long. Une pure merveille à voir… Ca me donnait l’eau à la bouche…

Sauf que j’avais pas la moindre idée de comment cela se cuisine… Et à 17h, je ne savais toujours pas comment la cuisiner. Je parle tant de techniques que de goûts.

Et puis, je me suis dit :  » tant pis si ca foire « .

Pour moi, la viande de boeuf elle est bonne marinée. Donc, j’ai pris mon huile d’olive et j’ai badigeonné une face avant de la retourner et badigeonner de l’autre côté. Quand c’était bien huilé et bien massé ( faut de l’amour que diable ), il a fallu aromatisé.

Et là, quoi mettre… J’ai fourré mon nez dans mes épices en quète d’inspiration. J’ai un placard entier. Je sortais un à un mes inspirations pour les gouter sur la langue au feeling. Je me suis décidée pour du paprika. Un premier saupoudrage généreux, suivi de piment d’espelette, puis de curry madras ( je sais c’est bizarre mais j’adore ce goût relevé qui pique sur la langue ) et finalement j’ai pris le Worshire Sauce et j’ai arrosé généreusement ( environ 1 et demi cuillère à soupe ).

L’odeur m’alléchait et piquait légèrement je me suis dit  » au frigo « . J’ai filmé mon plat ( Pradel, super acquisition au demeurant ) et j’ai réservé.

A 22h quand on est passé à table, je ne savais toujours pas comment la cuire. Le morceau était très beau et énorme. En même temps ca devait pas être un bébé boeuf. lol

Et là, j’ai repensé à ce que disait le MOOC AFPA… Quand on a un roti, on le marque en cuisson. Marquer la viande en cuisson. Je n’ai jamais vu personne faire cela… alors allons y.

Sur feu très vif ( 8 sur ma plaque d’induction ) j’ai fait dorer chaque face dans ma marinade entre 1 min et 2 minute. Je ne voulais pas que ma chair intérieur colore. Juste les côtés.

Après, j’ai mis le plat au four en mettant préalablement de l’ail dégermé et couper en batonner dans la chair de ma viande sur une face. L’idée c’était que si j’avais mis l’ail dans la marinade le gout de ce dernier aurait pris le dessus. Là, je voulais juste que ce soit la chair à l’intérieur qui le prenne mais sans que le jus de ma viande s’évapore. Car le soucis quand on perce la viande pour insérer l’ail c’est que le jus sorte.

Mettez environ une gousse et demi

Puis sur un four préchauffé à 180°C j’ai cuit 20 à 25 minutes.

Là aussi à l’instinct.

J’ai sorti ma viande à l’odeur et je l’ai coupé en tranche.

Franchement, on s’est régalé et à 4 adultes on ne l’a pas fini même en se resservant. C’était délicieux.

^^

entrecote

Sur la photographie vous voyez l’apéro : feuilleté de tomates fraiches mondées et concassée avec mozzarella émincée, lardons fumés revenus à la poele. Un jaune d’oeuf pour la dorure du sésame doré et du parmesan. 15 à 20 minutes à 200°C.

En accompagnement, j’avais fait une poêle de champignons de paris revenu dans de l’huile d’olive et de l’ail dégermé et haché.

Et une poêle de pomme de terre violette revenu dans la poêle après les avoir émincées. Je les avais préalablement cuite 20 minutes dans l’eau bouillante. Mais à refaire je ne le ferais que 10 minutes car elles ont malheureusement trop cuit et elles grillaient difficilement.

Le tout arrosé de persil haché.

Bon appétit.

Ayan.

PS : si j’y avais pensé et j’avais été maligne, j’aurais déglacé mon jus de cuisson avec un filet d’eau ou de vin rouge et j’aurai fait réduire ou épaissir ma sauce pour en napper après la viande. Mais j’y ai pensé qu’en mettant le plat au lave vaisselle.

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Quand mon chéri a dit à son chef que je souhaitais faire LMP ce dernier lui a demandé des Pastels de Nata. J’en avais jamais fait de ma vie… Personnellement, j’ai été décue par ma fournée même si mon Tchoupi a adoré. La recette provenait du livre d’Helena Loureiro. Mais il manque beaucoup de pas à pas dans ces recettes qui parfois quand les pastels sont plus techniques.

Il faudrait que je demande à ma belle mère de m’enseigner la cuisine portugaise… Mais plus d’une fois je lui ai demandé des recettes… elle les garde précieusement. Dommage.

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