14h de dédicace Cédric Grolet

IMG_9011La journée dédicace Cédric Grolet

 

Ma journée dédicace Cédric Grolet a donc commencé à minuit hier soir. Sagement endormie, j’ai été réveillée plusieurs fois dans la nuit par Ptite Puce et Tchoupi. L’une  ne faisant pas ses nuits, l’autre étant pris de démangeaisons impromptues et magiques se retournaient sans cesse dans le lit. Une horreur. Et ce, sans compter l’attaque de rêves saugrenues où mes couleuvres m’attaquaient à 5 mois de grossesse dans l’hopital alors qu’elles étaient affamées, devenues gigantesques et facialement sacrément déformées. L’attaque de la pauvre infirmière de garde me reste en mémoire… Quel cauchemar.

Sur ces entrefaites, il a fallu se lever fissa pour ne pas être en retard. Heureusement, il existe un réveil naturel… une Puce affamée… A 7H30 madame avait faim et s’est mise à chanter pour nous réveiller. Autant vous dire, je ne sais si je préfère le coq ou elle.

Ni une ni deux, il a fallu, faire le biberon, prendre la douche, s’habiller… et faire bisquer Tchoupi. « Quoi t’y vas comme cela ?  »  » Avec cette culotte ?  »  » Et tu mets cet ensemble pour une dédicace ? « … Bref, plus il voyait rouge, plus la notion d' » allumer son homme  » me sautait aux yeux. Et je me suis pas faite prier pour lui montrer tout ce qu’il raterait sans rien obtenir pendant que je serais partie. Rien que pour sa tête et son air boudeur  » je suis jaloux  » quand j’ai fermé la porte valait beaucoup beaucoup…

Finalement, me voilà un peu tendue à Paris.

Ma première impression a été… ils sont où les vigiles ? Je suis stupéfaite par leur manque de vigilance, leur manque d’efficacité… N’importe qui pourrait duper leur surveillance tellement ils font leur travail comme une souris à travers un morceau de gruyère.

Le calme des Halles n’est que relatif : dehors la vie s’éveille doucement. La rue Montorgueil est longue et agréable. Beaucoup de boutiques sympathiques avec des bars. Tout le monde marche sur la route même si celle ci n’est pas ouverte aux piétons. Cela semble une habitude.

Finalement, en suivant un imperméable jaune, je tombe sur la patisserie. Tiens, il est 10h moins 10 et on est que 6. Dans la boutique, des personnes s’affairent à pocher quelque chose sur des citrons… Et au moment où je me dis qu’il faudrait prendre une photo, on nous explique que la queue est de l’autre côté de la rue. Tous les 6 nous retournons et ouvrons grand les yeux… stupéfait.

Elle est où la rock star ? Sérieusement ? C’est du délire !

Plus de 300 personnes qui attendent un livre et un citron ? Quand on y pense comme disait l’adolescente devant moi c’est du délire. C’est stupide. Faut être complêtement malade. Et pourtant, tout aussi malade que nous sommes, nous faisons la queue… qui ne semble pas vouloir diminuer.

Les gens sont très hétéroclytes. Il y a beaucoup d’étrangers, notamment japonaises… tous les âges sont représentés : les filles devant moi sont des adolescentes ou de jeunes femmes pas très âgées. Derrière, un homme qui détonne dans son costume gris anthracite. Il vient pour un entretien d’embauche. Monsieur espère être embaucher par Guy Savoy. Si les deux patissiers à côté de lui ignorait qui c’était, moi j’étais sur le cul. Sérieusement, c’est possible cela ? D’être embaucher par une rock star de la cuisine ? Ca force l’admiration.

En tout cas, il vendra la patisserie où il travaille avec modestie et simplicité : KL patisserie métro Wagram 

Tout le long de la queue pourtant… j’étais persuadée que c’était un représentant commercial, un ptit ingénieur… loin de moi l’idée de penser qu’il était cuisinier. Dire que dans mon corps de métier, les entretiens se font en chemises jean ou T shirt jupe. On se prend vraiment pas la tête, ce qui compte c’est nous, ce qu’on apporte à un cabinet et ce qu’on sait faire. L’essentiel quoi.

Pendant un moment, j’observe les gens. La fille et ses chaussures Cupcake rose délavée. Celle qui s’habille chic et détonne dans le paysage avec son écharpe tricolore, ses bottines, et son ptit sac de marque. La maman avec son bébé en écharpe. Le groupe de fumeur devant qui s’extasie devant Grolet pariant sur le fait que ses recettes sont très faciles à faire et qu’ils pourraient les reproduire les doigts dans le nez. Les adolescentes parlant du championnat de boulangerie et dont les projets que je ne citerais pas au cas où sont juste… dingues. Il y a cette asiatique avec sa queue de cheval qui sourit toute seule devant son livre multicolore et qui capte l’intêret tellement elle dégage de force. Il y a aussi cette famille qui sourit beaucoup et qui ouvre comme dans les dramas sont bento pour en sortir plein d’onigiri à faire palir un mangaka.

Et sacrilège des sacrilèges il y a Lui. Lui, 50 piges passé, l’embonpoint en avant. Vous ne le remarqueriez nul part. Homme insignifiant s’il était passé devant vous. Et pourtant, il nous a fait rire tellement on était choqué de le voir.

Il avait acheté le livre, deux s’il s’en fallait et un citron au moins. Il déballa sur le trottoir son citron et on le regarda effaré croquer dedans à pleine bouche. Vous savez comme on mange un hamburger ! Quel sacrilège. Quel ignominie. Et à la fin, quand le méfait fut accompli, il lécha soignesement le carton de présentation. On était bouche bée.

Comprenez bien, on attend pas de vous que vous preniez votre service en porcelaine, mais un peu de déférence que diable.

Qui a les moyens de manger au Meurice ? 500 euros par tête le repas gastronomique ? Qui peut se le permettre ? Je vous avoue ca fait rêver…

Alors quand vous avez un dessert du Meurice entre les mains… Savourez que diable. Dégustez chaque parcelle, chaque particule… Ne croquez pas dedans comme si c’était un bout de viande digne du Mc Do d’â côté.

Après ces mésaventures et quelques gouttes de pluie, nous arrivons devant la devanture. Je crois que la fatigue et les deux heures trente de queue ont eu raison de moi. Ma puce pleure. Elle gigote dans tous les sens. Elle a dragué Monsieur Costard un moment avant de s’en désintéresser totalement. Moi, je suis sur les rotules. J’arrive même pas à comprendre la  » serveuse  » quand elle me parle, c’est vous dire.

Ma première impression de Grolet c’est  » il est petit « . J’ai eu l’occasion de rencontrer, Fréderic de Rendez vous en Terre Inconnu, et deux stars francaises de Trail. S’il y a un truc que j’ai retenu de toutes ces rencontres… c’est que les stars sont petites. Sur les affiches, les photos, les reportages… elles paraissent matures, vieilles, et grandes. En vrai, Cédric Grolet donne l’impression d’un homme plutôt petit, très jeune ( plus que moi… ) et très simple ( je parle pas du cerveau ). Un peu avant, quelqu’un nous disait que son côté sociable faisait son succès. Qu’il était adoré par les gens parce qu’il était simple et sociable. Un vrai charme à la francaise.

Et il a un talent pour le dessin semble t’il.

Chaque dédicace fut orner d’un joli citron. L’idée était fraiche et jolie. A défaut d’avoir la dédicace, j’ai adoré que la table soit placer à côté de l’entrée, cela permet de voir de loin une idole.

Une fois à l’intérieur, j’ai été surprise par le nombre de personne derrière le bar. Un jeune homme d’une vingtaine d’années pochait une sustance orangée sur des cartons où une Claire décollait chaque citron pour les y coller et où une jolie asiatique les posait sur un plateau. Ils en étaient au 250 / 700. Un travail titannesque. Personnellement, je suis admirative.

La pate orange que je pensais être du glucose colorée était en réalité de la pate d’amande très très bonne.

Une fois à l’intérieur, j’ai cherché les prix sans succès… Et du coup, j’ai mis longtemps à me décider. J’ai cherché aussi le dessert du Roi du Gateau en me disant que je pourrais le gouter mais il n’y était pas. Du coup, j’ai pris un éclair aux figues, deux citrons et une tarte au citron. Dans ma tête, je voyais déjà ma ptite famille ravit. J’ai pas trop tiqué sur la note. Contente d’avoir mon livre et mes patisserie.

Et oui, nous ne savions pas si nous en aurions un, car il en restait que 100, 40 minutes avant qu’on arrive.

J’avais envie de faire la deuxième queue pour la dédicace. Après tout j’avais déjà attendu et puce aussi…

En sortant, j’ai voulu évité une chaise mal placée sur le trottoir, j’ai glissé sur la chaussée et en voulant me rattraper j’ai été emportée par le poids de ma fille. Je me suis viandée comme s’est pas permis sur le sol. J’ai senti le pied de ma fille sous moi en même temps qu’elle criait. J’ai réalisé le sac déchiré. Mon genou douloureux et mon coude qui me lancait. Et la peur. Ma fille…

Je ne suis tombée que deux fois avec mon fils. La première, j’étais toute seule dans la rue, je le portais sans écharpe et j’ai loupé un caillou… En tombant je l’ai entouré de mes bras pour le protéger et je me suis fait arracher la peau des genoux et des coudes. La deuxième fois on m’a poussée sur la ligne un dans l’escalier. Il était dans mes bras, il a dévalé un demi escalier dans mes bras pendant que je cherchais à me rattraper et à le déposer sur une marche. Moi j’ai dévalé tout l’escalier ce jour là. Je me rappelle la peur, l’indifférence des parisiens qui ne se sont même pas arrêter pour voir si l’enfant allait bien. Ne serait ce que cela..

Heureusement, là encore, plus de peur que de mal. Mais j’étais choquée. Ce n’est qu’en m’éloignant et en arrivant vers Bovida peu après que les larmes ont coulé quand j’ai appelé Tchoupi pour lui dire.

En attendant, je frottais le pied de Puce en la berçant espérant qu’elle se calme. Elle s’est calmée vite. Moi moins. Si j’en crois la dame gentille à côté de moi qui me rassurait et le monsieur du restaurant qui voulait que je m’assois. J’avais trop mal pour m’asseoir et je me sentais trop trop conne. Stupide, conne…

Comment j’avais pu glisser? Comment j’avais pu tomber sur le pied de ma fille ? Comment j’avais pu tomber ?  Comment j’avais pu écraser les gâteaux ?

Même si cela ne m’est venue que après… Quand j’ai fait l’état des lieux de mon bras qui répondait moins bien que d’habitude. Ma veste l’avait protégé mais l’hématome de 10 cm et la bosse qui le précède font un mal de chien. [ j’ai une contusion du triceps brachial ]

Une jeune fille très gentille est venue me rendre mes affaires, me disant qu’elle aussi était tombée au même endroit. La patronne ( j’ai supposé ) de la boutique m’a dit  » rentrez bien. Vous êtes sure de ne pas vouloir vous asseoir et boire un verre d’eau ? « . Probablement, parce que je m’étais assez donner en spectacle, que les gens avaient déjà été trop gentils avec moi… J’ai dit non… Je me suis éloignée.

Plus l’envie de faire la queue… juste rentrer chez moi. Juste avoir Tchoupi contre moi pour me rassurer et me dire  » arrêtes ca arrive à tout le monde « .

Arrivez dans la gare, j’ai senti la tête qui tournait… Je me suis arrêtée prendre une boisson me disant que ces dames étaient très avisées quand elles m’avaient conseillées de boire. Une gorgée plus tard, je respirais mieux.

Je suis rentrée à la maison.

A 15h, j’ouvrais la boite.

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La patisserie avait remplacé chacune des patisseries écrasées. J’étais surprise et stupéfaite. Franchement, merci. Et je ne crois pas que beaucoup l’aurait fait. Un grand merci pour le geste. Ca m’a touchée de les voir entière dans leur petit écrin blanc. Toute retenu par une sorte de scotch double face. Elles étaient là fièrement dressées.

Après une ptite sieste, j’ai appelé Tchoupi pour qu’il goute.

Crap était émerveillé devant le citron  » c’est un vrai maman ?  »

Et j’observais Tchoupi avec intêret.

Le citron de Cédric Grolet

La première réaction de Tchoupi ca été  » ahhhhh  » et de tourner la tête en faisant la grimace.  » j’espère que tu fais mieux que cela  » puis  » ca a le mérite de réveiller  » mais encore  » c’est impressionnant « . Je n’ai pas eu le droit à plus de détails concernant cette dégustation sinon qu’il était pas fan même si l’esthétique du gateau lui a plu.

Alors quand moi, j’ai dégusté le mien, je l’ai savouré. Je repensais à celui que j’avais entrevu écrasé, émietté dans la boite… Alors je l’ai coupé soigneusement, léchant le couteau ( je sais, c’est pas bien ) puis comme on mange un ferrero rocher… j’ai mangé l’intérieur. Un gout indéfinissable. J’ai reconnu le citron vert. Même si l’écorce des citrons était jaune. Il y avait une herbe verte dedans mais je n’ai pas su ce que c’était. J’ai trouvé cela bon.

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Continuant, j’ai pris ma cuillère pour toucher la croute d’or orangé, elle a craqué en dessous. Le gout était celui du chocolat… plutôt au lait que noir. Très bon seul. Puis la mousse fine légère… semblable à de la chantilly en plus vaporeux.

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Après, j’ai pris un ensemble des trois… et là c’était effectivement très particulier. Trop de gouts. Le chocolat se mariait mal avec l’ensemble. Mais peut être est ce moi…

L’éclair figuier de Carl Marletti.

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Tchoupi s’est précipité pour enlever la feuille argenté dessus avec les doigts  » mais qu’est ce que tu fais ?  »  » j’enlève le bout d’aluminium qui est resté dessus « . La tête qu’il a fait quand je lui ai expliqué que c’était normal, que ca se mangeait… A mourir de rire.

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Les figues de décoration et le sablé étaient succulents. J’ai adoré les figues en tranche comme cela. S’il fait une tarte comme cela, j’achète ! C’est une tuerie.

L’éclair avait un fondant violet qui a beaucoup intrigué mon fils mais qu’il a adoré.

Comme pour le citron, j’ai pris ma cuillère et mangé l’intérieur. Peu sucré, une compoté de figues mélangé à une texture plus onctueuse. Délicieux. Puis la pate à choux dont le craquelin était excellent. Et le fondant seul. Puis les trois ensembles… Quel délice. Un parfait équilibre pour le sucre. Une merveille cet éclair.

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On était tous les 3 unanimes.

La tarte au citron de K.

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Trop mignonne. J’ai tout de suite pensé au construction en dome de Russie. Je ne sais pas pourquoi cela m’a évoquée la Russie. Ce blanc laiteux et cette couleur de chalumeaux… Probablement, une des plus fines au niveau gout meringue que j’ai mangé.

A l’intérieur une sorte de biscuit avec trois crèmes : un praliné noisette ( ? ) très bon, mais trop sucré pour moi. Une crème au citron délicieuse avec une noisette en son centre. Et enfin, une crème qui moi m’a réveillée par son acidité au sommet. Le tout était très bon, mais trop sucré.

 

Après cela, nous avons espéré que notre fille dorme sans succès… aussi il est 23h et ce n’est que maintenant que je vais pouvoir lire le livre.

Pour cet article, je souhaiterais remercier plusieurs personnes :

  • Cédric et ses patissiers qui nous ont permis de manger ces patisseries sans payer 80 ou 500 euros au Meurice.
  • Toute l’équipe de la patisserie pour leur sourire et leur gentillesse. Et plus encore après que je sois lamentablement tombé. Merci encore pour avoir mis des patisseries entières. J’ai été très touchée par le geste. PS : oui, j’ai mis de l’arnica sur nos blessures respectives.
  • Aux deux adolescentes devant moi. L’anorak jaune pour son amabilité à répondre à mes questions malgré sa timidité évidente et sa copine excentrique qui nous a fait rire tellement elle ne voulait pas être là mais le faisait pour faire plaisir à son ami. J’espère que votre concours de danse s’est bien déroulé cet aprem.
  • Au Costard pour m’avoir aidée avec la ptite.

Ayan.

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